Quand commence vraiment le rallye de fin d’année ?

Cher investisseur,

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi la « rallye de fin d’année » n’apparaît dans les médias qu’une fois que la plus grande partie de la performance est déjà derrière nous ? Les experts et les soi-disant spécialistes se succèdent régulièrement début décembre dans les studios de télévision pour donner leur avis sur les quelques derniers jours de cotation de l’année.

Mais si l’on examine les statistiques, ce que Seasonax permet de faire très facilement, on constate que le rallye de fin d’année est, pour l’essentiel, déjà terminé depuis longtemps.

Dans cet article, nous souhaitons vous présenter quelques évolutions de marché très typiques dont vous pouvez tirer profit immédiatement.

Peut-être que la rallye de fin d’année commence déjà avec l’apparition des premiers pains d’épices dans les rayons

On a récemment entendu dire que les premiers pains d’épices de Noël avaient déjà fait leur apparition dans les rayons, et ce dès le début du mois de septembre. On peut certes déguster ces pâtisseries sucrées tout au long de l’année, même si leur valeur nutritionnelle laisse certainement à désirer. Un coup d’œil au graphique saisonnier du DAX montre que le fameux rallye de fin d’année commence dès la fin septembre. C’est en tout cas ce qui s’est produit à 45 reprises au cours des 66 dernières années. Au cours de ces 45 années, un rendement moyen de 9 % a été enregistré. Ce n’est que 21 fois qu’une perte moyenne d’un peu plus de 7 % a été enregistrée.

Le graphique saisonnier du DAX sur 66 ans montre une hausse des cours de fin septembre à la fin de l'année, avec un taux de réussite de 68 %
Tendance saisonnière du DAX sur 66 ans : la rallye de fin d’année commence souvent dès la fin septembre. Source : Seasonax | Consulter les données

Lorsque, début décembre, les experts prennent la parole devant les micros, la déception ne tarde généralement pas à se faire sentir et l’on assiste, tous les 40 ans, à une baisse, certes brève, mais qui atteint tout de même un peu plus de 2 %.

Les statistiques s’avèrent tout aussi intéressantes lorsqu’il s’agit, comme cette année en Allemagne, d’une année d’élections partielles. Dans ce cas, on observe même un gain moyen de 11 % au cours de 11 des 17 années d’élections partielles.

L'évolution saisonnière du DAX sur 17 années post-électorales fait apparaître 11 années de gains, avec un rendement moyen de 11 % à partir du mois d'octobre
Lors des années d’élections partielles, comme en 2026, la remontée de fin d’année s’avère historiquement encore plus marquée. Source : Seasonax | Consulter les données

La déception des experts de décembre devrait être encore plus grande lors des années de réélection, car la chute est encore plus marquée, passant de 5 à 12 % et de 2 % à 3 %.

Les États-Unis célèbrent eux aussi l’année à partir du mois d’octobre

Même si le S&P 500 a parfois connu des revers en octobre, on observe également outre-Atlantique une tendance haussière significative jusqu’à la fin de l’année. Sur 98 années, 73 se sont soldées par une hausse moyenne de près de 7 % pour ceux qui avaient investi à partir du 1er octobre. Au cours des 25 années négatives, on a certes perdu près de 10 % en moyenne, mais la plupart des années particulièrement mauvaises remontent à très longtemps ; c’est pourquoi une statistique corrigée s’avérera nettement meilleure.

Un graphique de la saisonnalité du S&P 500 portant sur 98 ans montre que les cours ont progressé d'octobre jusqu'à la fin de l'année lors de 73 de ces 98 années.
Le S&P 500 affiche lui aussi, depuis 1928, un net rebond de fin d’année à partir du mois d’octobre. Source : Seasonax | Voir le graphique

Les années d’élections de mi-mandat aux États-Unis ne sont pas seulement passionnantes sur le plan politique

Le président américain actuel vient tout juste d’annoncer le coup d’envoi de la campagne électorale pour les élections de mi-mandat. Cette campagne s’annonce passionnante, car elle ne portera pas seulement sur les sièges de la Chambre des représentants et d’une partie du Sénat, mais aussi, à un niveau très personnel, sur la personne du président lui-même. En effet, si les choses tournent mal, il pourrait devenir ce qu’on appelle un « canard boiteux », ce qui signifie qu’il perdrait considérablement de son pouvoir.

Il semble que ces élections soient également suivies de très près par la Bourse. Quelle que soit l’issue du scrutin, la période à compter du 1er octobre revêtira une importance encore plus grande que celle de toutes les autres années réunies.

En effet, au cours de 20 des 24 dernières années d’élections de mi-mandat, un gain moyen d’un peu plus de 8 % a pu être enregistré d’ici la fin de l’année. Au cours des quatre années pour lesquelles les statistiques font état d’une perte, celle-ci s’est élevée en moyenne à un peu plus de 10 % ; toutefois, la pire de ces quatre années remonte à 1930, raison pour laquelle on peut sans autre l’ignorer. Si l’on exclut cette année-là, la perte moyenne n’est plus que d’un peu plus de 7 %.

L'analyse de la saisonnalité S&P 500 sur les 25 années d'élections de mi-mandat aux États-Unis fait apparaître 20 années de gains, avec une hausse moyenne de 8 % à partir du mois d'octobre
Au cours de 20 des 24 années d’élections de mi-mandat aux États-Unis, l’indice S&P 500 a progressé entre octobre et la fin de l’année. Source : Seasonax | Voir le graphique

Il semble donc que l’automne s’annonce mouvementé, à tous les égards

L’automne s’annonce donc particulièrement intéressant sur le plan politique, mais surtout en bourse, cette année en particulier. Toutefois, ceux qui préfèrent les opérations à court terme et ne souhaitent rester investis que quelques jours pourraient choisir une période bien particulière du rallye de fin d’année. En effet, le « rallye de Noël » n’est pas à négliger non plus.

Les graphiques d’événements de Seasonax permettent de les identifier. On y constate d’excellentes statistiques couvrant la période allant de 6 jours avant Noël à 5 jours après Noël. Au cours des 62 années les plus fructueuses, un gain de 2,3 % a pu être réalisé au cours de ces quelques jours, tandis que lors des 14 années négatives, la perte s’est limitée à 1,5 %. Un rapport de probabilité que l’on ne rencontre pas souvent.

Le graphique événementiel consacré au « rallye de Noël » du S&P 500 présente l'évolution des cours sur une période de 6 jours avant Noël à 5 jours après Noël, sur une période de 76 ans
Le « rallye de Noël » : au cours de 62 des 76 dernières années, le S&P 500 a progressé aux alentours de Noël. Source : Seasonax | Voir le « rallye de Noël »

Conclusion : attendre les « experts » des médias n’est pas une option

Après avoir étudié les graphiques Seasonax, il apparaît clairement qu’il ne vaut pas la peine d’attendre que les médias se saisissent du rallye de fin d’année. Agissez sans tarder et assurez-vous de profiter des rendements que la fin de l’année, et en particulier les cycles électoraux, ont à offrir.

Cela vous permettra peut-être de financer dès maintenant des cadeaux de Noël un peu plus généreux que prévu. Ou bien vous pouvez tout simplement utiliser une partie de vos bénéfices pour faire une bonne action et venir en aide à ceux qui en ont besoin.

Seasonax vous souhaite beaucoup de succès.

Profitez de ces avantages et faites appel à de Seasonax pour gérer de manière professionnelle les fluctuations saisonnières !

Cordialement,

Christoph Geyer, CFTe
Lauréat du prix « AktienAnalystenAward » dans la catégorie Analyse technique

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